Génie des effets spéciaux, Douglas Trumbull ne l'est visiblement pas en ce qui concerne la réalisation... Deuxième œuvre importante de sa carrière, « Brainstorm » a beau traiter un sujet passionnant (l'enregistrement des sensations et des émotions ressenties par l'Homme), il est peu dire que nous ne sommes pas captivés pendant 100 minutes, la faute à un gros souci de rythme et une mise en scène sacrifiant beaucoup trop l'action au dépens d'échanges et de réflexions se répétant assez vite. Alors oui, au moins l'ami Douglas tente des trucs (techniquement, notamment), mais ces efforts louables font en définitive plus film amateur qu'autre chose, et ce malgré quelques scènes réussies, notamment les plongées « intérieures » dans l'esprit humain.
De plus, difficile de ne pas être ému de voir Natalie Wood pour la dernière fois à l'écran, bien entourée par Christopher Walken, Louise Fletcher et Cliff Robertson, mais même si tout n'est pas à jeter, il m'est bien difficile de faire l'éloge d'un titre m'ayant ennuyé la plupart du temps, qui plus est sur un sujet aussi prometteur
(même si je reconnais que le dénouement, aussi mystique et confus soit-il, a fait son petit effet sur moi).
Non, décidément, Douglas Trumbull restera à jamais comme le directeur des effets visuels de « 2001 », « Rencontres du troisième type » ou « Blade Runner » : à défaut d'être un bon réalisateur, le cinéma lui en restera pour cela éternellement reconnaissant.