Petite critique express de ce deuxième et dernier long métrage de Douglas Trumbull. Il fait suite 11 ans plus tard au culte Silent Running, ce qui augure de très bonnes choses sur le papier.
Des scientifiques trouvent le moyen d’enregistrer les pensées et les sensations de quelqu’un. Ensuite, on peut se repasser ça avec un genre de casque virtuel et le spectateur ressent précisément ce qu’a ressenti la personne enregistrée. Un truc sympa sauf si l’enregistrement est celui d’une personne en train de mourir. Et si on met en plus l’industrie de recherche en armement dans l’histoire ça devient même un peu dangereux.
A l’image, pas de surprise, ça a vieilli. En soi ce n’est pas un problème mais ça peut dissuader. Le rythme est assez inégal et l’intrigue se mélange les pinceaux, surtout dans la dernière partie du film où ça vire un peu au grotesque. A la mise en scène, c’est sérieux mais sans grande originalité. On aimera peut-être davantage les images de synthèses rétrofuturistes. A l’interprétation, c’est très bien et Christopher Walken est toujours aussi convaincant.
En un mot comme en cent, ce n’est pas une grande réussite ni un échec cuisant. C’est plutôt un petit thriller passe partout au pitch intéressant mais hélas mal exploité. A tenter ? Pourquoi pas si vous êtes dans le mood mais on est quand même à mille lieues de ce que sut faire Trumbull dans les années 1960 et 1970.