Bruiser : Henry Creedlow a toujours respecté les règles et refoule ses sombres instincts de meurtres lorsque les choses vont trop loin. Un matin, les traits de son visage ont disparus, remplacés par un masque blanc. Ses efforts pour se couler dans le moule l'ont transformé en un anonyme sans visage. Henry décide alors de tout envoyer valdinguer et souhaite se venger de ceux qui l'ont humilié.
Bonne surprise pour ce Romero que je n'avais encore jamais vu.
Sorti de son thème pour lequel il est le plus connu, Romero s'est intéressé ici à la vengeance et à la perte d'identité, dépeignant un personnage lambda et interchangeable, sans personnalité exprimée. Cet homme sans histoire se révèle être un redoutable psychopathe, renvoyant à ce fameux "voisin discret qui ne semblait pas capable de commettre des atrocités".
Le film démarre donc plutôt bien, mais se perd un peu sur la dernière partie, et la fin n'est pas hyper convaincante. Dommage, parce que la mise en scène est efficace, et les acteurs plutôt bons également. Jason Flemyng est très bien en "anonyme", et le rôle de patron gras et vulgaire colle assez bien à l'image de Peter Stormare.
Un bon film pour le maître de l'horreur malgré la fin assez mitigée.