Friedkin semble avoir été impressionné par le théâtre de Tracy Letts au point de faire successivement des versions ciné des deux premières pièces de l'écrivain. Évidemment, on ressent le côté théâtral vu le peu de personnage et le cadre de l'action hyper restreint. Mais tout cela s'accorde bien avec la mise en scène de Friedkin, réalisateur issu du documentaire, et habitué des structures bancales et peu conventionnelles.
Si le cadre formel reste limité, le propos est énorme. La misère et la pauvreté des personnages, l'oblitération de la réalité, la fuite dans la folie, autant de thèmes parfaitement rendu par une mise en scène sèche et une interprétation parfaite.