J’ai découvert le cinéma de Yórgos LÁNTHIMOS avec La Favorite, son film le plus accessible, et surtout avec Pauvres Créatures que j’ai adoré, avec comme atout principal (selon moi) l’actrice Emma STONE.
Bugonia, qui désigne une croyance ancestrale selon laquelle des abeilles pouvaient naître spontanément à partir d’un bœuf sacrifié (une histoire de régénérescence en somme), est le remake de Save the Green Planet!, comédie de SF sud-coréenne, dont le pitch est bien décalé : un apiculteur conspirationniste (Teddy) et son cousin débile, tous deux complotistes, kidnappent et enferment la PDG d’une grande entreprise pharmaceutique (Michelle / Emma STONE), persuadés qu’elle est une extraterrestre déterminée à détruire la Terre.
Après une première partie faite de dialogues obsessionnels et de rituels – a priori – absurdes, le film monte en tension avec un enchainement de situations où la comédie noire se mêle au thriller puis à la science-fiction ; le tout avec une liberté de style et de récit poussée à l’extrême.
Jesse PLEMONS (amaigri) interprète Teddy et répond très bien au jeu d’Emma STONE (ou serait-ce l’inverse ?) qui se lâche une fois de plus devant la caméra de LÁNTHIMOS : crâne rasé, elle se retrouve couverte de crème afin de neutraliser ses soi-disant pouvoirs, et grimace tant et plus tout en restant crédible !
Alors pourquoi 6,5/10 (ma note finale) ?
Le scénario est quand même bien tiré par les cheveux (c’est le cas de le dire^^) et tandis que les trois quarts du long-métrage se déroulent de façon plausible (les américains sont capables de tout) on a droit à une fin complètement improbable (on peut parler de twist) qui a – malgré tout – le mérite de surprendre et d’inverser notre perception du film.
Moralité : l’humanité se dirige vers sa propre perte sans entreprendre ce qu’il faudrait pour changer le cours des choses > sa place dans le monde n’est plus légitime...