J'avais adoré son 3ème long métrage intitulé Canine où un couple grec imposait une terrifiante contrainte à ses enfants. Un cauchemar d'une grande véracité qui pouvait rappeler certains faits de société.
A présent Monsieur Lanthimos a quitté sa Grèce natale pour tourner à l'international des produits conceptuels certes singuliers mais souvent répétitifs, méprisants pour le genre humain et un poil prétentieux formellement.
Le récit démarre pourtant très bien par l'exposition de la prise d'otage, les deux pieds nickelés à l'assaut de cette villa high-tech et sa riche propriétaire. Les courtes focales, angles bizarres et les différents points de vues convoqués pour décrire l'agression participent au climat d'angoisse ressenti par le spectateur.
Après ça devient plus convenu quand on est dans le récit de la captivité et que s'enchaîne les séquences de grand guignol.
Un bon point néanmoins pour les deux comédiens à la typologie très contrasté ainsi qu'au jeu fort inquiétant d'Emma Stone.
J'ai beaucoup aimé en revanche la longue séquence finale empreinte d'eschatologie sur fond de la belle chanson interprétée par Marlène Dietrich : Where have all the flowers gone ?