La splendeur du chaos et le naufrage de l'excès.

  • Regarder Caligula, c’est un peu comme assister à un accident de train en slow-motion dans un palais doré : c’est atroce, mais on ne peut pas détourner le regard. Si je lui donne un 6/10, c'est parce que le film est une œuvre "malade", fascinante par moments et profondément agaçante par d'autres.

Ce qui m'a impressionné

  • ​Ce qui m'a sauté aux yeux, c’est la beauté formelle de certaines scènes. On sent l'influence de l'esthétique italienne : les décors colossaux et la lumière d'une richesse incroyable. On n'est pas dans un petit film érotique de série B, mais dans une superproduction qui a les moyens de ses ambitions visuelles.
  • ​Le casting est également un paradoxe total. Voir des légendes comme Malcolm McDowell, Helen Mirren et Peter O'Toole s'investir avec autant de sérieux dans un projet aussi déviant est assez surréaliste. McDowell est habité ; il campe un Caligula terrifiant, enfantin et imprévisible, qui porte littéralement le film sur ses épaules.

Pourquoi j'ai déchanté

  • ​Le problème, c'est que le film est illisible sur le plan tonal. On sent la guerre en coulisses entre le réalisateur (Tinto Brass), le scénariste (Gore Vidal) et le producteur (Bob Guccione).
  • L'excès nuit à l'art : L'insertion de scènes pornographiques explicites (rajoutées sans l'accord du réalisateur) casse totalement le rythme. Cela transforme une étude psychologique sur la folie du pouvoir en un spectacle voyeuriste qui finit par lasser.
  • La complaisance : Au bout de deux heures, la provocation devient répétitive. Le film cherche tellement à choquer qu'il finit par anesthésier le spectateur.

​En conclusion

  • ​Pour moi, Caligula reste une curiosité historique du cinéma. C'est un film monstrueux, boursouflé et parfois grotesque, mais il possède une identité visuelle et une direction d'acteurs que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. Ce n'est pas un "bon" film au sens classique, mais c'est une expérience marquante qui montre les limites de la transgression.
DirtyVal
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le 27 déc. 2025

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DirtyVal

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