6
343 critiques
Chienne de vie
Cette trilogie fait partie de ce que Bigas Luna (de son véritable nom José Juan) appelle sa « période noire » post dictature de Franco, où – à l’instar des films de Eloy de la Iglesia – les films...
le 23 avr. 2026
Cette trilogie fait partie de ce que Bigas Luna (de son véritable nom José Juan) appelle sa « période noire » post dictature de Franco, où – à l’instar des films de Eloy de la Iglesia – les films osent enfin s’attaquer à des thématiques taboues et sulfureuses. Bien que BILBAO n’est que son deuxième film, Bigas Luna s’y réfère comme son tout premier. C’est BILBAO qui lui ouvre les portes de la Quinzaine des Cinéastes à Cannes. Il réalise ensuite CANICHE qui reçoit un grand Prix prestigieux décerné par la Cinémathèque royale de Belgique (aux côtés de Varda, Scorcese, etc). Et après un court passage aux États-Unis, Bigas revient avec son dernier de la trilogie : LOLA.
Ces trois films présentent le fétichisme, l’érotisme et la sexualité sous des angles assez dégoûtants (plans intrusifs sur les corps comme des morceaux de viande d’un tableau un peu macabre). Sa trilogie est glauque et l’ambiance malsaine transpire sur la caméra et sur les acteurs.
Ce sombre et gore est lié aussi à ses personnages très animaux : la viande presque tout le temps crue que découpe la sœur dans CANICHE, ou l’homme prédateur qui veut dévorer (métaphoriquement ou réellement ?) Bilbao dans le film éponyme, et même la violence des vices dans LOLA, où la consommation sexuelle est une pulsion presque vorace. Et d’ailleurs, la nourriture est partout dans ses trois films et elle est plus ou moins suggestives (le lait par exemple, on comprend rapidement à quoi il peut faire référence). Donc, sans réellement rien montrer frontalement, Bigas parvient à tout nous suggérer visuellement, jusqu’à l’écœurement (estomac sensible à s’abstenir). On peut donc y voir et y ressentir un « croisement entre érotisme et mort » (dixit Maxime Lachaud dans « Bigas Luna La période noire : 1977-1987) Car dans cette trilogie où il n’y a plus de lois morales et où tous les interdits sont bravés, Bigas Luna réagit à la censure qu’a subi le cinéma espagnol, et il y va franco (sans mauvais jeu de mot).
CANICHE est disponible le 06 mai sur outbuster.com
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Films actuellement disponibles sur Outbuster, Entre fesses., Back to classics et Les films les plus subversifs
Créée
le 23 avr. 2026
Critique lue 20 fois
6
343 critiques
Cette trilogie fait partie de ce que Bigas Luna (de son véritable nom José Juan) appelle sa « période noire » post dictature de Franco, où – à l’instar des films de Eloy de la Iglesia – les films...
le 23 avr. 2026
10
852 critiques
Un film culte et unique dans l'histoire du cinéma. C'est le premier film très fort de Bigas Luna , un des grands réalisateurs espagnol de la Movida, ' décédé en 2013 et certainement son meilleur ...
le 29 nov. 2025
8
343 critiques
Dans ce film Mads Mikkelsen, que vous connaissez surement, tue une vache en lui tirant dans la tête à bout portant. Elle le regardait de son air impavide et néanmoins entendu. Dans ce film Nikolaj...
le 24 févr. 2016
7
343 critiques
Découvert cette semaine dans le cadre du festival Grolandais de Toulouse, le nouveau film de Quentin Dupieux est une comédie burlesque qui raconte les aventures de deux amis un peu con-con qui...
le 18 sept. 2020
3
343 critiques
Sion Sono est un artiste japonais polyvalent, touche-à-tout et anticonformiste. Ce qui en fait tout naturellement un réalisateur singulier. Son cinéma reflète son obsession d’une société japonaise...
le 25 févr. 2016
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème