Dans une agence de voyages, un jeune homme projette de gravir les échelons de la hiérarchie, mais à sa manière, quitte à ce que ça ne soit pas propre.
Sur un scénario coécrit par Pierre Tchernia, et aux dialogue de Michel Audiard, l'influence manifeste du film se trouve dans les comédies noires anglaises de la firme Ealing, où le personnage de Jean-Claude Brialy est un Rastignac voulant faire son trou, quitte à utiliser ceux qu'il aime, à commencer par sa compagne, et sa maitresse, cette dernière étant jouée par Sophie Daumier.
D'ailleurs, le film est vendu sur le nom de Brialy, et pas tout à fait sur celui de Louis De Funès, qui incarne ici un second rôle annonciateur de son futur cinématographique, à savoir le patron colérique, rabaissant ses employés, sauf qu'ici, il est comme en sous-régime, il n'y a pas encore d'explosions.
On retrouve aussi dans la seconde moitié Michel Serrault en inspecteur de police opiniâtre qui conserve quelque nostalgie de la période de l'Occupation, mais il faut dire qu'aucun des acteurs n'a emporté mon adhésion, tant je les ai tous trouvé moyens. Il y a la surprise de voir un grand ami de Jean-Claude Brialy faire un caméo à la fin du film, et qui aurait pu relancer l'histoire, mais il n'apparait que trente secondes...
Le film se suit sans déplaisir, car justement il me fait penser à ces comédies anglaises des années 50 que j'aime tant, mais il n'y a pas vraiment l'ironie, ni la méchanceté qui les rendent uniques.