Le numéro que vous avez demandé n'est plus attribué...
Kim Basinger botoxée, William H. Macy sous-exploité, intrigue dépareillée. Voilà ce qui choque dans Cellular. Le scénario pouvait valoir son pesant de cacahuètes. Hélas, tout est schématisé et les invraisemblances cousues au fil fluo. Pour parachever le tout, l'intégralité des protagonistes de cette histoire est d'une unidimensionnalité qui désespère et décourage le spectateur. Il faut voir le peu d'épaisseur que le scénariste, Larry Cohen, confère au personnage du flic joué par un William H. Macy en mode mineur, ou encore à Chris Evans, falot sans passé qui, une fois le film fini et sa punchline rance lancée, retournera au néant.
Si seulement les scènes d'action valaient un tant soit peu le coup... A peine. Rien ne restera dans l'esprit du spectateur. A tel point que celui-ci lui préfèrera sans mal son remake chinois, Connected, réalisé par Benny Chan cinq ans plus tard. Autrement mieux charpenté, doté de personnages bien plus consistants, prenant, spectaculaire et haletant, lui, il fera oublier instantanément son modèle qui passera, tout à coup, pour un petit scénario anonyme qui peine à effleurer son thème de base.
Un comble...
PS : Jason Statham ne botte même pas un cul. C'est dire à quel point le spectacle est déceptif.