Dans un futur proche (l’an 2045), Paris est divisé en 3 zones qui séparent les classes sociales (les riches, la classe moyenne et les pauvres) et où l’IA a révolutionné le travail de la police (jusqu’au jour où son concepteur est retrouvé assassiné).
Un mois jour pour jour après Dalloway (2025) de Yann Gozlan, le cinéma français met à nouveau l’intelligence artificielle sur le devant de la scène, avec cette fois-ci, un polar dystopique dans un Paris méconnaissable (et pour cause, certains plans censés représenter la capitale ont été tournés à Marseille) et bardé de check-points.
Après Novembre (2022), Cédric Jimenez adapte librement le roman éponyme de Laurent Gaudé et nous embarque dans un univers très inspiré par Minority Report (2002) de Steven Spielberg. Visuellement c’est clinquant, arriver à mettre en scène l’intelligence artificielle prédictive (identifier les schémas, anticiper les comportements et prévoir les événements) est une vraie belle réussite. Idem pour la mise en scène, avec les nombreuses scènes de poursuites (heureusement, il nous évite les scènes gerbatoires en drone, à l’image d’Ambulance (2022) de Michael Bay ou Drone Games (2023) d’Olivier Abbou).
Néanmoins, là où le bât blesse, c’est dans le scénario et la caractérisation des personnages, malgré d’excellentes interprétations (de Gilles Lellouche & Adèle Exarchopoulos, que le réalisateur avait déjà dirigé dans BAC Nord - 2021). Au bout du compte, on arrive un peu sur notre faim, tout ça pour ça… D’autant plus avec un budget faramineux de 42M€, je veux bien croire que les VFX aient coûté du pognon mais peut être pas à ce point.
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