C'est entendu, Delannoy n'était pas un génie. Son adaptation du roman de Cesbron, sur la délinquance juvénile, est honnête, ni gaie ni triste, fataliste et humaniste. A sa sortie, un critique nommé François Truffaut écrivit un article incendiaire contre le film : "C'est ainsi que Delannoy a dirigé ces enfants : pauvres acteurs d'occasion que l'on est tenté de gifler tellement ils sont mièvres et faux... Ce n'est pas un film raté, c'est un forfait conforme à certaines règles que l'on devine aisément : faire un gros coup en s'abritant derrière l'étiquette de la qualité." Méchant, le François, et un peu injuste mais il faut se replacer dans le contexte du cinéma français des années 50 où les Delannoy, Duvivier, Cayatte et compagnie se complaisaient dans un cinéma populaire un brin démagogique et moralisateur. Bizarrement, aujourd'hui, leurs films ont un côté désuet qui ne manque pas de charme et qui témoignent, à leur façon, d'une vision de la société française de ces années-là.

Cinephile-doux
6
Écrit par

Créée

le 27 sept. 2019

Critique lue 543 fois

Chiens perdus sans collier

Chiens perdus sans collier

6

philippequevillart

le 26 mars 2019

Suivre

Billes de plomb

Même si les frasques souvent désabusées de ces gamins paumés pourraient paraître aujourd’hui bien gentilles, force est de constater que les véhicules inhérents à leurs dérives délinquantes sont à peu...

Chiens perdus sans collier

Chiens perdus sans collier

6

Cinephile-doux

le 27 sept. 2019

Suivre

Délinquance juvénile

C'est entendu, Delannoy n'était pas un génie. Son adaptation du roman de Cesbron, sur la délinquance juvénile, est honnête, ni gaie ni triste, fataliste et humaniste. A sa sortie, un critique nommé...

Chiens perdus sans collier

Chiens perdus sans collier

7

greenwich

le 12 déc. 2014

Suivre

Chiens perdus sans collier (1955)

Il s'agit d'un film en noir et blanc qui nous emmène dans le milieu de la justice pour enfants. Le scénario tiré d'un roman de Cesbron. Il est équilibré décrivant des situations tragiques et d'autres...

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...