Un joyau de nostalgie entre éclat sincère et excès de mélo.

  • Pour moi, regarder Cinéma Paradiso, c’est comme ouvrir une vieille boîte à biscuits remplie de photos jaunies : c’est chaleureux, ça sent bon la nostalgie, mais c’est aussi parfois un peu étouffant de sentimentalisme.

Ce qui m'a fait vibrer

  • ​Ce qui sauve le film de la simple "douceur sucrée", c’est la relation entre le petit Toto et Alfredo. Je trouve leur lien absolument magnifique. Philippe Noiret est impérial ; il incarne cette figure paternelle bourrue mais aimante avec une justesse incroyable.
  • ​La première moitié du film, qui dépeint la vie de ce petit village sicilien autour de son cinéma, est un pur bonheur. On y voit le cinéma non pas comme un art intellectuel, mais comme un lieu de vie social, bruyant et vivant. C'est une déclaration d'amour vibrante au septième art qui m'a sincèrement touché. Et bien sûr, comment ne pas mentionner la musique d'Ennio Morricone ? Elle est si puissante qu'elle parvient à arracher des larmes même quand le scénario en fait un peu trop.

Mes réserves

​Alors, pourquoi "seulement" un 7/10 ?

  • Le rythme de la seconde partie : Une fois que Toto devient adulte, je trouve que le film perd de sa magie. L'histoire d'amour de jeunesse me semble un peu plus convenue, presque mélodramatique par rapport à la spontanéité de l'enfance.
  • La mélancolie forcée : Giuseppe Tornatore n'est pas un réalisateur de la subtilité. Il appuie parfois très fort sur les boutons "émotion", au point que certains passages frôlent la manipulation sentimentale. J'aurais aimé un peu plus de retenue.

En conclusion

  • ​C’est un film indispensable, une œuvre "doudou" que je conseille à tout le monde. La scène finale (le fameux montage des baisers censurés) reste l’un des plus beaux moments de l’histoire du cinéma. Mais avec un peu moins de mélo, il aurait été, pour moi, un chef-d'œuvre absolu.
DirtyVal
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le 31 déc. 2025

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DirtyVal

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