Explication du titre de l’article : La carapace de hockeyeur, celle qui donne l’air « costaud », comme le lui dit la mère de celui qui ne l’était pas, « costaud », ou pas assez, apparemment ne suffit pas ou pas assez, elle non plus.
Le sujet, tel qu’il est présenté par certains médias, deux garçons si « proches » l’un de l’autre qu’on leur demande s’ils sont en couple et le fait que l’un des deux en soit perturbé, est si intéressant pour moi que tout de suite je me demande comment il va être traité. Sauf qu’ensuite je me rends compte que ce n’est pas le sujet.
En tout cas, et quel que soit le sujet, c’est très triste et très beau. Triste comme l’histoire et très beau comme le film car si l’histoire est compliquée à vivre pour les personnages, elle est traitée par qui la filme avec une grande simplicité.
Parfois, comme une réminiscence de Naissance des Pieuvres m’a donné l’impression de voir du Sciamma au masculin.
Côté acteurs, celui qui joue Léo est parfait.
Côté actrices, voir Émilie Dequenne, dans un tel rôle dans un tel film, quelques années avant sa mort, rend le film encore plus émouvant.
Côté mères, je veux dire personnages de mamans, des mères « courage » comme celles des deux garçons ici, au cinéma, on en a déjà vu mais côté pères, il y a une scène qui montre quelque chose qu’on voit rarement et qui me, rappelant une chanson de Brel, un autre belge, une chanson dont je n’aime que la fin des paroles de chacun des couplets, me fait dire : « Mais voir un papa pleurer ».
Pleurer, je l’ai moi-même fait devant le film comme rarement autant depuis assez longtemps, mais raconter ses pleurs, ça ne fait pas une critique et puis c’est impudique, surtout dans une critique.