Yeon Sang-ho n'est pas venu pour faire de la figuration ou ménager notre confort. Avec Colony, le cinéaste balance un uppercut viscéral en pleine face d'un public trop habitué aux mièvreries post-apocalyptiques inoffensives. La mise en scène est redoutable : une véritable leçon de découpage spatial dans un décor crasseux et claustrophobe qui prend littéralement à la gorge. Au centre du cadre, Jun Ji-hyun porte le métrage sur ses épaules avec une intensité animale rare.
Bien que l'ensemble respire la tension brute et la virtuosité technique durant une bonne heure, la mécanique déraille étrangement lors du dernier acte. Une baisse de régime incompréhensible quand on connaît l'exigence maniaque du bonhomme. Alors, que s'est-il réellement passé en salle de montage pour que Colony bascule soudainement d'un potentiel chef-d'œuvre asphyxiant à un cauchemar aussi frustrant ? Des coulisses de la production aux choix de post-production, il y a une zone d'ombre fascinante que je dissèque en détail de l'autre côté...
LIRE LA CRITIQUE COMPLÈTE SUR CRITIKS MOVIZ !