J’avais vraiment beaucoup aimé, à part Augustine, tous les films d’Alice Winocour jusqu’ici. Coutures est donc pour moi une première vraie déception. Pourtant, la réalisatrice sait de quoi elle parle puisqu’elle a elle-même été atteinte par la maladie, tout comme son actrice principale dans d’autres circonstances. Mais malheureusement, tout reste en surface.
Plusieurs histoires s’entremêlent sans véritable fil conducteur et le film part un peu dans tous les sens. Même le milieu de la mode, qui aurait pu apporter beaucoup, n’est finalement qu’effleuré. Et surtout, on ne s’attache jamais vraiment aux personnages. Angelina Jolie s’en sort plutôt bien, tout comme l’ensemble du casting, même si on les a tous vus meilleurs ailleurs.
À l’instar de Rebecca Zlotowski avec Jodie Foster l’an passé, j’ai presque l’impression que le fait d’avoir une grande star américaine devant sa caméra finit par bloquer Alice Winocour plutôt que de la stimuler. Au final, une première déception pour moi venant de cette réalisatrice.