Dans un futur post-apocalyptique, nous sommes au XXIe siècle, une peste a décimé l'humanité, ou presque, et des gredins veulent capturer une femme hybride (car elle est aussi cyborg) qui serait capable de créer un vaccin. Elle va être protégée par un mercenaire, qui a également un compte à régler avec le chef de ces fripouilles.
Réalisé sur les cendres fumantes des Maitres de l'univers 2 ainsi que du Spider-man version Cannon, Dieu nous préserve de ces films-là, Cyborg est peut-être l’œuvre la plus connue de Albert Pyun, véritable stakhanoviste de l'action, pouvant tourner à toute vitesse avec des budgets dérisoires.
Sauf que là, alors que la Cannon était sur le point de disparaitre, le budget de 500 000 dollars ne permet pas de miracles, et le futur décrit est d'une grande pauvreté, où on voit qu'ils ont choisi une scène de bagarre dans un immeuble en construction (ou désaffecté), ainsi que sur une plage déserte avec une carcasse de bateau. Ce qui va donner une scène réussie, celle de la crucifixion.
Quant aux acteurs, Jean-Claude fait ce qu'il peut avec son unique expression, ou quand il n'est pas ridicule dans les flash-back avec une perruque mal ajustée, mais le méchant, joué par Vincent Klyn s'éclate à en faire des caisses avec son habit tout en chaines, et ses lunettes qui sont dégueulasses ; j'avais envie de lui donner un chiffon pour qu'il essuie tout ce sable ! Mais ça revient à parler des costumes, que je trouve réussis car là, le budget a su pallier un aspect dépareillé aux personnages, qui semblent presque en guenilles.
Au final, Cyborg n'est pas un film terrible, je ne dirais pas que c'est une daube, mais l'ambition est là, avec en plus les femmes qui se battent elles aussi, mais c'est vraiment trop peu.