L’intrigue met en scène une romancière qui, alors qu’elle loge dans une résidence artistique high-tech afin d’écrire une biographie de Virginia Woolf, est confrontée à une intelligence artificielle personnalisée du nom de Dalloway qui s’immisce de plus en plus dans sa vie. Le rôle principal est tenu par Cécile de France et la voix de l’IA est interprétée par Mylène Farmer.
En grand admirateur de Stanley Kubrick – on imagine bien – Yann Gozlan a cru bon de penser que croiser 2001 l’odyssée de l’espace et Orange Mécanique – que c’est original ! – allait être une riche idée. Alors on aura cinquante plans sur des « players » un peu comme sur Hall 9000 ; on aura aussi plusieurs plans sur l’enseigne d’une fondation intitulée « Ludovico ». Bref, ça clignote.
C’est un autre film qui est pourtant convoqué d’emblée. Puisqu’il s’ouvre sur Summer in the City des Lovin’ Spoonful, afin d’illustrer une forte chaleur. Impossible de ne pas songer à l’ouverture d’Une journée en enfer, de John McTiernan. Mais ça ne débouche sur rien. Pas d’explosion. Rien. Or déjà dès l’ouverture on ne peut s’empêcher de penser à un autre film. Et de les comparer.
J’avais aimé Captifs et beaucoup aimé Boite noire mais je pense que Gozlan s’est complètement perdu cette fois. Toutes les dérives de notre société y sont convoquées tel un petit catalogue : surconsommation, obsession sécuritaire, pandémie, réchauffement climatique, paranoïa collective. Mais rien ne prend vie là-dedans. Et surtout pas ce Paris futuriste. C’est un tunnel d’ennui, désincarné à l’extrême, aux dialogues à peine écrits et joués par des personnages abscons. Film concept inepte.