Vous avez probablement vu le court-métrage qui est, en fait, la scène d'introduction du film. Pour le coup, j'étais bluffé à l'époque par sa réalisation et son idée toute simple : dès que la lumière s'éteint, un monstre semble vous fixer et apparaît. Dès que vous la rallumez, il a disparu. Regardez le court-métrage, ça vous évitera de perdre un temps fou.
Parce que le film est construit selon un certain diktat horrifique, qui est vraiment la plaie de tous les films d'épouvante : il étire son sujet angoissant jusqu'au bout. La redondance ultime. Cette bête, qui se cache dans la pénombre, est au centre du film. Et pendant tout le film, vous avez les personnages qui sont confrontés à la bête, avec des jeux de lumière, d'interrupteur. Ce n'est que ça. C'est comme si vous aviez un film de poupée, avec une poupée qui apparaît dans le micro-ondes pendant une heure et demi. C'est flippant la première fois, ensuite ça devient lassant. Malgré une bonne idée de base.
Et la réalisation, ultra classique, est à la peine car elle ne fait que servir une histoire très proche de la catastrophe. Au lieu de nous entraîner sur la relation entre le fameux monstre et la mère (la scène où elle lui parle est superbe), la réalisation se concentre sur l'angoisse face au monstre. L'idée miraculeuse aurait été de centrer son propos sur cette mère totalement creepy, tel Shining, surtout quand on sait le bout d'actrice que c'est. Au final, Dans le noir est un film qui reste à l'état de projet, une entité embryonnaire où se succèdent une multitude de courts-métrages. Sujet gâché par manque de talent, c'est évident, mais aussi par manque d'imagination et de courage. Ne pas refaire un énième film d'épouvante comme les autres devrait être le leitmotiv de tous les cinéastes.
L'horreur n'a sûrement jamais connu autant de films depuis les années 2000, et malheureusement, 95% des réalisateurs sont des débiles profonds qui ne savent pas faire un film d'horreur. Et dire que ce type va être aux commandes de Annabelle 2, ça veut tout dire ; on va bien se marrer. Je serais, quant à moi, bien incapable de réaliser un film d'horreur, ni même de le concevoir. Mais je pars du principe que dès lorsque l'on touche à ce genre, et qu'on en est passionné, on doit bouillir d'idées de mise en scène et d'idées scénaristiques. Si ce n'est pas le cas, fais des films avec Dany Boon et Valérie Bonneton.
(Ps : faut arrêter de mettre des adjectifs sur les affiches pour donner envie, moi aussi je vais citer ma mère qui dit de moi que je suis le plus intelligent, ma nana qui dit que je suis le plus beau et mes potes qui disent que je suis le plus drôle. Au final vous avez quoi ? Un connard sexiste qui passe sa vie sur SC.)