Ce film est au cinéma qui se respecte ce que le courant essentialiste a pu être au sein du camp démocrate lors de la dernière élection présidentielle aux États-Unis. À mon sens, c’est là une clé majeure pour comprendre la victoire de Trump.
Les identités ne sont pas des essences fixes : elles se construisent et se transforment au contact des expériences sociales. Or, rien de cela n’apparaît ici, du moins durant la première heure (j’ai ensuite quitté la salle...).
Et, comme d’habitude, le fond rejoint la forme : sur le plan cinématographique également, le vide domine.
Quel gâchis de la part d'un cinéaste dont j'ai toujours aimé les films