Alors en instance de divorce, une femme va vivre avec sa fille dans un appartement vétuste, où se trouve un dégât des eaux sur le plafond. A ce moment-là vont apparaitre des phénomènes paranormaux, notamment l'apparition d'une autre petite fille...
Dark Water renvoi au début des années 2000 où il y a eu une sorte d'engouement pour le film d'horreur japonais, avec Ring en tête, au point que Hollywood fera à l'envi des remakes, le plus souvent oubliés d'ailleurs. C'était d'ailleurs le cas de Dark Water en 2005. Pour en revenir à cette version originale, Hideo Nakata a fait le choix de proposer une histoire plutôt intimiste, sans aucune goutte de sang, mais où le fantastique plane en permanence.
Mais je vois aussi le film comme une métaphore sur un divorce difficile, où les parents se battent pour la garde de l'enfant, où l'eau peut être vu comme un dommage collatéral pour la petite fille, qui est comme contaminée par la porosité de ce drame familial. D'ailleurs, la jeune actrice y est très bonne, car elle semble avoir réellement souffert sur le tournage devant des scènes difficiles, dont l'une qui ne peut que renvoyer à Shining.
C'est aussi une histoire sur un amour maternel, sur cette mère jouée par Hitomi Kuroki, pour qui veiller sur sa fille va la mener aux confins de la folie, avec une scène très énigmatique, celle dans l’ascenseur pour ne pas en dire trop. En tout cas, le film est très réussi au niveau visuel, toujours dans des tonalités ocres, et avec une très bonne musique signée Kenji Kawai.
Il est ironique de se dire que c'est en travaillant dans un genre qu'il n'apprécie pas plus que ça, l'horreur, que Hideo Nakata a connu ses plus grands succès, car depuis le milieu des années 2000, le reste de son œuvre nous est quasiment inconnue. Pourtant, Dark Water est sans nul doute parmi ce qu'il a fait de mieux.