Six ans après le premier volet et un an seulement après sa désastreuse escapade aux États-Unis avec sa version de Hansel & Gretel, le réalisateur norvégien Tommy Wirkola revient à ses premiers amours et nous livre la suite de son film le plus connu Dead Snow. Et oui, les zombies nazis n'ont pas fini de foutre le bordel en s'attaquant désormais à la conquête d'une petite ville, histoire de finir le boulot amorcé il y a plus de soixante ans. Mais c'est sans compter sur Martin, unique rescapé du massacre dans les montagnes et désormais doté du bras maléfique (et surpuissant) du chef nazi Herzog qui va se mettre en travers de l'armée du mal...
Avec plus de moyens mais surtout toujours la même folie et la même ingéniosité, Wirkola nous sert sur un plateau d"argent une séquelle encore plus drôle, encore plus gore, encore plus déjantée et encore plus épique. Toujours autant inspiré par les classiques du genre (ici principalement Evil Dead 2 et la main maléfique qui n'en fait qu'à sa tête), le metteur en scène nous offre un spectacle fracassant où le mauvais goût se mélange avec succès à un humour noir explosif afin de nous régaler autant les mirettes que les zygomatiques. Car ici personne n'échappe au courroux des zombies : hommes, femmes, enfants, handicapés, bébés...
L'irrévérencieux prône donc clairement autour d'un scénario frappadingue aussi ringard que rondement bien mené dans lequel notre héros, accompagné d'une bande de geeks américains s'autoproclamant le Zombie Squad, va monter sa propre armée de morts-vivants russes. Revigorant, le long-métrage prouve une fois encore, après la trilogie Cold Prey et l'excellent Dark Souls, que la Norvège sait parfaitement exploiter les codes du genre pour délivrer des produits efficaces sans aucune prétention. Au final, Dead Snow 2 est ce qu'on peut légitiment appeler une suite bigger, larger & uncut surpassant de loin l'original.