Le jour où Redouane s’apprête enfin à obtenir sa promotion en devenant contremaître, l’usine qui l’emploie est délocalisée en Inde. Bien décidé à conserver sa promotion, il accepte de partir en Inde avec la certitude d’être payé le double, sauf qu’une fois sur place, il découvre qu’il est bien payé le double, mais en roupies…
Coréalisé par les frères Bougheraba, dont l’aîné est déjà responsable des pitoyable Les Segpa (2022) & Les Segpa au ski (2023), cette fois-ci, ils délaissent la cité phocéenne et les golmons finis à la pisse pour une comédie sociétale, entre le choc des cultures et la lutte sociale.
Sans la moindre surprise, le film joue à fond sur le communautarisme et le contraste entre les cultures. Les dialogues et les vannes semblent avoir été écrits par des adolescents tant c’est le nivellement par le bas. Le scénario est d’une pauvreté abyssale, tout est prémâché et prévisible
(la délocalisation, la main d’oeuvre pas chère et exploitée, la relation de couple qui bat de l’aile, le méchant patron et les gentils ouvriers benêts, …).
C’est affligeant de constater à quel point le film peut se contenter du strict minimum, avec une telle paraisse au niveau de l’écriture. Pour parvenir à faire rire les spectateurs (je dis bien “parvenir”, car le film n’est jamais drôle), on a droit à des jeux de mots à la con (le PQ, laaMERDE) ou en jouant avec la consonance des mots (Kool Rahul le pote indien et Daddy Kool la grand-mère). Imaginez, les personnages principaux qui s’amusent à se faire appeler Mr Fils-de-Pute & Mme Pue-du-Cul (lolilol, que c’est rigolo d’entendre des indiens prononcer des gros mots en français), sans oublier la scène où l’un des protagonistes utilise l’I.A. "dogGPT", un clin d'œil à "chatGPT" (waouh, j’en perds mon latin tellement c’est amusant :ironie:), ça y est, vous arrivez à vous faire une idée du niveau de l’humour présent dans le film ? Ah, j’oubliais, comme le personnage principal n’est pas foutu de retenir le prénom de ses nouveaux collègues indiens, il décide de leur attribuer un surnom (en adéquation avec leur physique bien évidemment, sinon ce n’est pas drôle), ainsi, on a droit à Aznavour, Jul, Sarkozy, Hanouna, Tupac ou encore Pikachu. Vous en redemandez ? Là aussi, pour se moquer des us et coutumes, le protagoniste principal s’offusque de voir les indiens manger avec les mains en piochant à même le plat, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité lorsque l’on sait qu’il est d’origine algérienne et qu’en Algérie, on mange là aussi avec les mains…
Bref, on sent que les scénaristes ont voulu rire de tout, sans se mettre la moindre barrière, sauf qu’au final, c’est foncièrement mauvais. Enfin, côté tournage, puisqu’ils ont réellement tourné à Calcutta, il est regrettable de constater qu’ils n’ont jamais pris la peine de bloquer les rues lors du tournage (c’est flagrant, à chaque coins de rues, on voit les habitants avec le regard fixe, dirigé vers la caméra, se demandant ce qu’il se passe).
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« J'ai arrêté la street-food, ça me fait chier en spray. »
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