C’était l’époque où Chuck Norris ne portait pas encore de moustache, où ce même Chuck n’enchainait pas les productions aussi invraisemblables que jouissives de la Cannon, où il n’était pas encore devenu le plus célèbre Texas Ranger de la télévision, où il n’était pas encore une icone du web.... En ce début des années 80, Chuck Norris est pourtant déjà une star. Champion du monde de karaté et taekwondo, le monde le découvre en 1972, face à Bruce Lee dans «La Fureur du Dragon». Norris va alors poursuivre sa carrière dans le cinéma d’action, tournant des films mettant en valeur ses qualités athlétiques et sa maitrise des arts martiaux.
Parmi ces films, on retrouve donc ce «Dent pour Dent», série B extrêmement classique qui raconte l’histoire déjà vue et revue d’un ex-flic déterminé à venger la mort de son co-équipier. Tout ne se résume donc ici qu’à une succession de banalités et d’invraisemblances mises en scène sans aucune inspiration.
Commençons par les personnages. Chuck interprète un homme solitaire, limité réac et expert en tatanes qui vit dans une maison plus sécurisée que la Maison Blanche. Au cours de son enquête, il devra faire équipe avec son «vieux» maitre, chargé lui, de nous balancer quelques blagues bien lourdes. Notre sympathique Chuck croisera également une belle brune (rôle totalement inutile) qui tombera dans ses bras en un claquement de doigt, un méchant plus cliché tu meurs, un traitre que l’on voit venir à 15 km et un colosse au pied bot absolument ridicule. A l’image de cette galerie totalement artificielle, l’histoire ne nous réserve aucune surprise. Les passages obligés s’enchainent de manière parfois totalement invraisemblables jusqu’au final attendu. On aurait pu alors se contenter des prouesses sportives de Chuck. Et bien, même pas. Filmées avec une paresse sans pareil, les bastons font également peine à voir.
Pas grand chose à sauver donc de cette petite bande d’exploitation, pas même son casting pourtant fourni (Christopher Lee, Mako, Richard Roundtree) qui se demande visiblement ce qu’il fait là.