2
le 12 juin 2026
SuivreRencontres du Pire Type !
Je vais débuter cette critique par une question un peu provocante : si cette purge n'avait pas été réalisée par Steven Spielberg, mais à la place par n'importe quel réalisateur de dixième zone,...
Depuis quelques temps (depuis longtemps) les scénaristes de cinéma sont partis en vacances.
Spielberg se voit donc contraint de recycler la vieille histoire de l'homme de Roswell pour une rencontre du énième type.
Des extraterrestres sont chez nous depuis des années, les agences mercenaires du gouvernement nous cachent la vérité, des lanceurs d'alerte veulent "divulguer" (to disclose) cette vérité pour le bien de l'humanité toute entière, les méchants ne l'entendent pas de cette oreille, etc ...
Bref, c'est pas un scénario, c'est la bonne vieille recette pour faire du neuf avec du vieux (et Spielberg a 79 ans : l'âge de l'affaire Roswell).
L'un des scénaristes en vacances est quand même repassé en coup de vent au bureau (il avait oublié ses lunettes de soleil) et a concocté rapidos, vite fait sur un coin de bureau, un joli rôle pour Emily Blunt : miss météo devient l'ambassadrice des aliens.
Les séquences avec cette miss météo sont celles qui sauvent la séance, le reste est à mettre au panier : les trois quarts du film s'étirent poussivement sans jamais sortir le spectateur de son siège. Mr. Spielberg se montre très décevant (c'est sa faute, il avait mis la barre très haut dans le passé).
Deux idées intéressantes tout de même :
L'esprit grincheux au fond de la salle (oui, encore moi) relèvera que Spielberg se garde bien de définir ce qu'est la "vérité" et tout le monde va relayer les infos "divulguées" sans prendre la peine de les vérifier.
Visiblement Speilberg s'est endormi d'un sommeil profond avant l'avènement des fake news ce qui relativise quelque peu son message un peu trop simpliste sur la liberté des médias d'information (quelle information, donc ?).
Bref, mieux vaut revoir et re-revoir Rencontre du troisième type qui avait une toute autre tenue.
Créée
le 12 juin 2026
Critique lue 19 fois
2
le 12 juin 2026
SuivreJe vais débuter cette critique par une question un peu provocante : si cette purge n'avait pas été réalisée par Steven Spielberg, mais à la place par n'importe quel réalisateur de dixième zone,...
7
le 9 juin 2026
SuivreLe nouveau Spielberg Disclosure Day était sans doute ma plus grande impatience cinématographique de l'année. Plus que L'Odyssée de Nolan, davantage que Digger le prochain Iñárritu, et au moins autant...
7
le 12 juin 2026
SuivreLes temps sont durs pour Hollywood : alors que les franchises s’enlisent, les propositions de blockbusters originaux se plantent et que ne surnagent que des biopics sans âme, même un patron de l’âge...
8
le 6 oct. 2025
SuivreAprès avoir été enthousiasmé par l'étonnant livre La Grande Arche de Laurence Cossé, on avait hâte de voir le film qu'en a tiré Stéphane Demoustier (celui de Borgo).Voilà encore une adaptation...
8
le 5 juin 2016
SuivreEncore un film de guerre en Afghanistan ? Bof ... Oui, mais c'est un film danois. Ah ? Oui, un film de Tobias Lindholm. Attends, ça me dit quelque chose ... Ah purée, c'est celui de Hijacking ...
4
le 23 juin 2014
SuivrePremier film de Hossein Amini, le scénariste de Drive, The two faces of January, est un polar un peu mollasson qui veut reproduire le charme, le ton, les ambiances, les couleurs, des films noirs...