On ne peut pas enlever une chose à Spielberg : il sait soigner ses ouvertures. Alors quand commence Disclosure day, on se dit qu'on va être devant un bon spectacle.
Et c'est le cas.
Jusqu'à la séquence dans la ferme desaffectée.
Après ça, le film va de mal en pis.
On passera les péripéties qui tiennent sur le fait qu'un agent américain d'une agence gouvernementale ne se retourne jamais, qui fait ressembler le film à une partie de cache-cache.
Par contre, le thème religieux j'ai rien contre, mais on pouvait peut-être l'amener avec un peu plus de subtilité.
Les animaux fantastique sont mal faits, quand on pense à Jurassic Park plus vieux de trente ans on se demande si ce n'est pas fait exprès. Pour plonger le film dans un kitsch absolu façon conte. Et j'adore les contes. Mais là, trop c'est trop!
Bref, après nombre de péripéties, dont le suspens est tué dans l'oeuf par la capacité de certains personnages à percevoir les choses à distance, à travers les yeux de quelqu'un d'autre, voire à en prendre le contrôle, ce qui est pratique pour ne pas s'embarrasser d'un scénario crédible, je dois dire que la résolution m'a plu.
Malgré....
Sérieusement, tout le monde est scotché sur son portable, et personne ne remet rien en question? Tout le monde prend pour acquis ce qu'ils voient?
Mais ce qui m'a plu, c'est la présentation aux informations des apparitions extra-terrestres. Non que ce soit crédible. Mais parce que cela démontre la foi intacte de Spielberg en l'image. Donc le cinéma. Il touche ici à ce qui faisait la réussite de Rencontres du troisième type : un premier degré absolu dont la sincérité peut emporter l'adhésion, au-delà de tout esprit critique. Et ça, je continue à l'aimer chez Spielberg. Qu'il reste le petit enfant fasciné par son histoire.
Voilà pourquoi, malgré tous ses défauts, je préfère un Disclosure day à bien des grosses productions actuelles.