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le 17 janv. 2013
SuivreQuentin, talent finaud
Tarantino est un cinéphile énigmatique. Considéré pour son amour du cinéma bis (ou de genre), le garçon se révèle être, au détours d'interviews dignes de ce nom, un véritable boulimique de tous les...
Bon déjà tu remarquera que je titre en Allemand. c'est assez moche pour le stipuler avant toute chose.
Approche, approche, je vais te raconter une histoire. Aller, viens.
Voilà comment tout à commencé:
Par un après midi frisquet du dernier week-end de janvier, je venais d'aller voir les 5 légendes.
En récupérant mon portable, resté sur mon lit, je vis qu'on avait lourdement insisté pour m'avoir au téléphone.
De plus Dodo me prévenais qu'il y avait une queue énorme et que ce n'était pas la mienne, donc je me bougeai le cul et reparti aussitôt vers de nouvelles aventures cinématographiques.
Quelques feux rouges et clignotants plus tard, me voilà garé, je remonte vers le cinéma en question, et il reste quand même du monde, mais nulle trace des zamis avec qui j'ai rendez-vous.
Les uns sont monté au mcdo, l'autre est en route dans son tramway.
Boom j'arrive à la caisse, je prends ma place, paie celle de l'autre et fait en sorte qu'il puisse la récupérer tout en allant faire valoir mon droit à la place de mon choix en rejoignant ceux, qui moins naïfs que les bouches en coeur, attendent de pouvoir rentrer dès que la salle sera vide.
Le coup de feu est donné, pas la peine de jouer des coudes, j'arrive dans les 10 premiers et les places du fond sont libres, ni une ni deux : j’éparpille mon sac, ma veste, ma casquette. Et voilà j'ai marqué mon territoire.
La salle se rempli plus vite que le Titanic.
Je leur somme de se bouger le cul, je déteste garder des places.
Ouf les voilà.
Peu de temps avant le début de la séance, ne voilà t il pas qu'une bouche en coeur se pointe, demandant aux gens du rang devant nous s'ils veulent bien se décaler.
La réponse de ma voisine de devant est sans appel. Elle est arrivée en avance spécialement pour obtenir la place qu'elle occupe, elle refuse de bouger.
Excellent.
Après une flopée de bande annonce (tu honoreras ta mère et ta mère, rendez vous à Kiruna, tu honoreras ta mère et ta mère, à la merveille, tu honoreras ta mère et ta mère, 7 psychopaths) voilà le film qui commence.
Paf le theme de Django est là, ça fait un peu plaisir, même si je comprends pas toujours les choix de mise au point de Tarantino. C'est là que je me dit que ça va peut être pas prendre, que je ne sais pas ce qui m'arrive.
Je mate un Tarantino et j'en viens à me poser des questions sur ses choix de mise au point (un coup le net est sur les roches, un coup sur Django).
Pourtant avec l'arrivée de Waltz, je commence à prendre du plaisir.
Tout va bien, tout va bien.
Pouf ils visitent une première plantation et tombe directement sur les frères en question. j'avoue avoir trouvé ça trop facile. Mais je ne savais pas qu'en fait Tarantino voulait nous parler de tout autre chose.
Je pensais que le désir de vengeance de Django était tout dirigé sur ces fameux frères.
Là je me dis, pinaise déjà, c'est un peu facile quand même.
Cela dit, il y a de belles choses, comme le sang sur le coton, ou ensuite la dissertation sur les inconvénients d'une cagoule pas vraiment sur mesure.
La menace du naissant KKK est donc effacé d'un revers de la main, aussitôt apparue aussitôt disparue.
Voilà qui clôture le premier pan de l'histoire, de façon presque expéditive.
Passons donc à la seconde, récupérer la femme de Django.
Donc nous voilà avec Monsieur Candie (plantation de coton, le mec s’appelle Candie, cotton candy, ok, le fun est validé) et face au vrai Django, qui repart vaincu et dépité.
Jusque là ça va encore, même si après ces long plans dans la neige pour pas grand chose, même si après la première prime de Django, j'ai déjà décroché un petit peu du film.
Enfin arrive le moment où, même démasqués, ils arrivent à obtenir ce pourquoi ils sont venus (je passe volontairement sur la scène complètement inutile avec d'Artagnan...) le film se barre litterallement en vrille. Le Dr Schultz, jusque là parfaitement conscient de la bonne manière d'obtenir la libération de notre "little troublemaker", maître de lui même, sombre dans l'absurde et disparaît dans une volée de plomb.
Ah voilà donc de quoi justifier un bon petit massacre en règle, des grosses fusillades et tout le tsouin tsouin.
On se serait fait chier si le film s'était fini par une poignée de main entre un esclavagiste et un chasseur de prime résolument pour l'abolition de l'esclavage...
Ou pas. Pourquoi ça ne pouvait pas se finir d'une façon un peu intelligente.
Surtout qu'après bon dieu c'est long, mais genre long.
Enfin j’admets que dès que j'ai vu la gueule W. Goggins, j'ai juste attendu qu'il crève comme un chien. Ça m'a soulagé de sa mort trop bien pour son personnage dans the shield (vouais, je l'ai détesté pour ça son personnage à la con dans the shield - enfin pas que).
Et puis je vais te dire quelque chose.
Django n'est pas un mec cool, non, lui il regarde les explosion.
Tout est dit.
Ah et après deux déceptions, j'dois dire que je ne perds pas espoir Quentin, je t'aime fort quand même. Même si tu es plus gras et pas franchement convaincant dans ton apparition, si tu en fait un autre je serais là.
Je pense d'ailleurs revoir Jackie Brown qui m'avait déplu à l'époque, peut être me plaira-t-il aujourd'hui.
Aller au revoir!
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Critique - En rapport direct avec le film., Salle Obscure - Les Variétés - Marseille, Dans ce film - La musique est un outil narratif, Dans ce film - Il y a des balançoires. et Dans ce film - Les mecs marchent côte à côte.
Créée
le 20 févr. 2025
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le 17 janv. 2013
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