8
895 critiques
Echec et meute
L'être humain est, avant toute autre chose, un animal social. Mais comme il aime plus que tout se raconter de réconfortants mensonges, il fait tout ce qui est son pouvoir pour l'oublier, et feint de...
le 22 nov. 2018
Tournée dans les fascinants décors d'une banlieue italienne fantomatique, décors sublimés par une photographie magnétique et une réalisation tout à la fois gracieuse et coup de poing, Dogman est une fable sombre sur l'éternel combat entre le faible et le fort, sur la lâcheté (celle du bourreau et celle de la victime), sur les conséquences des choix et sur la désillusion face à une humanité égoïste et indifférente à la rédemption.
Si l'on peut comprendre que le jury du dernier Festival de Cannes ait voulu saluer la performance de Marcello Fonte, parfaite incarnation (jusque dans les traits de son visage) de l'antique figure du martyre, on regrettera qu'il n'ait pas choisi de lui faire partager ce prix d'interprétation masculine avec Edoardo Pesce, double inversé, moteur de la tragédie, impressionnant à chaque plan dans sa proposition monolithique et minérale de la brutalité la plus pure.
Une oeuvre implacable et désespérée, trouée de rares instants de tendresse vite étouffés, que vient mettre en lumière comme un cirque mauvais la mise en scène choc et poétique de Matteo Garrone.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films de 2018 et Festival International du Film de La Rochelle (2018)
Créée
le 30 juin 2018
Critique lue 455 fois
8
895 critiques
L'être humain est, avant toute autre chose, un animal social. Mais comme il aime plus que tout se raconter de réconfortants mensonges, il fait tout ce qui est son pouvoir pour l'oublier, et feint de...
le 22 nov. 2018
8
84 critiques
On ne peut pas le nier, depuis quelques années et malgré de nombreux prix et nominations, le cinéma italien se fait discret. Pourtant, je pense que le talent est toujours bien présent mais celui-ci...
le 8 janv. 2019
7
305 critiques
Un prologue en trompe-l’œil. Avec en gros plan, puis en très gros plan, la tête énorme et blanche d’un molosse, la gueule ouverte, des crocs terrifiants – et la peur qui va glacer le spectateur,...
le 1 août 2018
7
1016 critiques
Etant moi-même handicapé, ce film me parle forcément de plus près qu'à un spectateur lambda : des potes para, tétra, j'en ai eu ; des qui sont morts trop tôt, aussi ; les centres de rééducation, j'ai...
le 8 mars 2017
9
1016 critiques
La Rochelle, 26 juin. Jour de mon anniversaire et de l'avant-première de Au revoir là-haut en présence d'Albert Dupontel. Lorsqu'il entre dans la salle à la fin de la projection, le public...
le 27 juin 2017
4
1016 critiques
Je n'accorde habituellement que très peu de crédit au vieux débat clivant qui oppose bêtement cinéma populaire et cinéma d'auteur (comme si les deux étaient deux genres définitivement distincts et...
le 27 mars 2018
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème