Hormis Amanda Knox, les précédents films de Rod Blackhurst génèrent des avis critiques qui n’incitent pas forcément à les voir. D’où vient cette “hype” soudaine pour Dolly, petit film d’horreur à l’ancienne tourné en 16 ?
Poupée et tueur masqué, ça irrigue le cinéma de genre depuis des lustres (on pense à Dolls de Stuart Gordon par exemple, mais on va s’épargner la liste). Le scénario n’est n’est guère des plus sophistiqués : une «femme» forte (la catcheuse Max the Empaler, fallait juste y penser) enterre son mari quelque part en forêt. Des poupées assistent aux funérailles et marquent le territoire, comme du Land art à la Blair Witch Project. Le jeune couple qui traîne par là, on s’en doute, va mal tomber.
C’est évidemment avec son côté slasher brutal et sans concession que Dolly tire son épingle du jeu (ça rappelle un peu de lointains débuts, ceux de Tobe Hooper et Wes Craven entre autres). La photo est appréciable, les décors et SFX efficaces, la bande son saisissante, enfin, disons-le, tout participe à donner une chouette ambiance et une belle crudité à la violence du film.
Bref, une petite réussite du genre.