Wenders revient en Amérique avec une histoire simple celle d'un acteur qui ne veut plus jouer. L'occasion d'un road trip avec des compositions maîtrisés dans ses couleurs et ses plans. Le personnage est dans sa solitude, ses addiction et ne semble pas pouvoir jouer pleinement un rôle de père tout comme celui de son film. Wenders reprends les tableaux de Hopper qu'il dressait dans L'ami américain, en fait Howard n’a jamais quitté son rôle de héro solitaire de western. À la dérive quant à trouver un réel sens à sa vie, Howard essaye de trouver son chemin avec sa mère, son ex petit ami et ses enfants Earl et Sky. Concluant sur une fin ambiguë ou l’on ne sait si il va rebondir dans sa carrière quand ses enfants commence leur road trip à la Kerouac chantant « qui est Howard », cette homme qu’ils n’ont eu trop de temps de connaître. La réponse est simple Howard est un cowboy. Il fait le lien entre Hollywood qui façonne la culture américaine et ces villes abandonnés tout aussi décor de film. Le western et le road trip reste un fiction un monde imaginaire pour nos personnages. D’ailleurs le personnage de Tim Roth qui ne refuse d’écouter les nouvelles montre que la vie d’Howard n’est voué qu’à être figé comme une figure pour l’américain. On laisse le Montana dans ses paysages immense et dont la gloire de la petite ville minière n’est qu’un péripétie. C’est la morale du film. Il ne faut pas déranger les gens (comme le dit le titre) seulement leur laisser le temps, de faire des erreurs mais aussi de se sentir prêt à jouer leur rôle.