Enième resucée de l’œuvre de Stocker, sans doute pas parce qu'elle est tombée dans le domaine public, ça se verrait, n'est-ce pas.
La précédente, signée Coppola, était presque magistrale. Des ajouts bizarres déformaient le mythe, faisant passer le prédateur froid pour un être capable d'amour (ce qui déjà était bizarre et dérangeant).
Le tâcheron à la ramasse du cinéma français se lance. Que vaut sa version ?
Réponse : rien.
Besson reprend le film de Coppola presque au papier calque, liberté romantico-débile incluse. Il n'a donc pas compris le livre. Certains vont jusqu'à dire qu'il ne l'a pas lu, s'appuyant sur ses déclarations en interview.
Donc, adaptation d'un livre sans l'avoir lu ça donne quoi ?
Une copie de ce qui a été fait, on l'a vu, mais en apportant sa touche personnelle. Et, comment dire ? Disons que les pires moments du film, ce sont les moment où Besson exprime ses "idées". Des bouts d'idées plutôt, repompées au petit bonheur dans des œuvres que Besson ne semble pas avoir comprises. Ainsi, dans sa tête, Dracula se la joue Jean Baptiste Grenouille (le Parfum de Süskind) et part en quête d'ingrédients olfactifs. Si quelqu'un trouve une logique dans cette idée, nous écrire (merci).
En peu de mots : Besson attrape une licence gratuite, n'en prend pas connaissance et essaie de faire aussi bien qu'un vrai cinéaste... et se plante lamentablement, à la française.
Outre l'absence d'intérêt suscité par l'histoire que tout le monde croit connaître (saviez-vous seulement que Dracula n'est en aucun cas détruit par le soleil ?) sans l'avoir lue, Besson ajoute l'absence de talent et l’opportunisme.
Comme ce film de m..de s'ajoute à un doublé de deux films ratés aussi, il est temps pour Besson de se remettre en question. Et comme il dit avoir du mal à se remettre de son flop avec son chef d’œuvre de mauvais cinéma qu'est Valérian (on prend une licence, on la ridiculise sans la comprendre, et on s'étonne de se planter), il est temps pour Besson de se retirer définitivement du cinéma. Et de devenir jardinier, ou poinçonneur des lilas, on s'en fout, mais surtout de ne plus polluer le PAF avec les excréments qu'il appelle des films.
(Je ne parle pas des affiches promotionnelles, mais là aussi il y a à redire).