Salut les amis (La phrase fétiche des influenceurs qui se foutent de votre gueule), nous allons revenir sur un cas intéressant aujourd'hui, celui de Luc Besson. De réalisateur branché dans les années 80/90, Luc Besson est devenu la tête de turc des critiques et des féministes depuis le début des années 2000. Il est donc intéressant de comprendre pourquoi il suscite tant de haine alors que son cinéma est un des plus ambitieux que le cinéma français ait produit jusqu'à nos jours. Tout d'abord Luc Besson est un réalisateur indépendant, il a construit sa carrière à la marge du système (Une chose impardonnable pour la caste qui gravite dans le milieu du cinéma), secondo Luc Besson a eu des aventures avec des jeunes femmes (Une chose intolérable pour les féministes enragées qui voient des violeurs partout) et tertio Luc Besson raconte des histoires naïves avec un style visuel clinquant (Une hérésie pour les gardiens de ce que doit être le cinéma français à savoir prétentieux, pseudo-intellectuel et conforme à la bienpensance). Alors vous me direz que son adaptation de Dracula recopie bêtement celle de Coppola, je vous répondrais que celle de Coppola s'inspirait déjà des précédentes versions et même si on retrouve en effet certaines références (Le look de Dracula, le combat contre les musulmans ou la malédiction lancée par Dieu), le récit propose de véritables nouveautés (La mort de la femme de Dracula, les gargouilles qui l'accompagnent, le parfum hypnotisant, Paris qui remplace Londres et les femmes vampires qui se substituent à Renfield par exemple). Non, je n'ai pas été déçu par cette adaptation de Dracula à la sauce Luc Besson qui trouve son propre chemin avec une mise en scène sympathique, une bonne interprétation, un scénario qui se démarque ostensiblement du livre de Bram Stoker et une bande son fascinante (Signée par le grand Danny Elfman). En conclusion, s'il est de bon ton de vomir sur Luc Besson (Comme sur Roman Polanski) parce qu'il représente tout ce que le système déteste (L'indépendance) et tout ce que les féministes enragées exècrent (Un homme blanc influent qui a des relations consenties avec des jeunes femmes), sa filmographie fourmille d'œuvres passionnantes (Le Dernier Combat, Subway, Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément, Jeanne d'Arc, Arthur et les Minimoys, Les Aventures d'Adèle Blanc-Sec et Dogman) dont cette version de Dracula qui malgré ses petites faiblesses d'écriture et de mise en scène parvient à tirer son épingle du jeu grâce à la singularité d'un grand réalisateur français (Loin de 99% des réalisateurs français sans saveurs et sans personnalités qui pullulent).