Bon,
il m'aura fallu un peu de courage et de désœuvrement un dimanche fin de matinée pour me regarder ce croisement étrange entre une repompe de la vision de Coppola et les dernières prods de mauvais goût post Valérian.
Subsiste de tout ce globuli boulga quelques plans/bonnes idées.
Luc a toujours sa patte pour filmer les scènes de combat médiévales.
...Mais l'acting est souvent aux fraises.
Quelques bonnes idées comme de proposer de voir Dracula après sa malédiction errer durant des siècles, entre suicides impossibles, lamentations éternelles et autres pérégrinations.
...Mais Christophe Waltz cabotine comme un Van Helsing perdu dans Inglorious Basterds de Tarantino.
Un soin particulier apporté aux costumes et quelques effets d'ambiance.
...Mais Guillaume de Tonquédec est au casting et Luc recase la fille à Rosanna Arquette (Le grand "nepo baby" bleu).
Une orchestration musicale assez soignée dans l'ensemble.
...Mais la plus part des décors plateau font trop cheap, on voit que c'est du décors de plateau.
Matilda De Angelis est une Lucy...pardon, Maria assez convaincante.
...Mais Luc reste Luc et l'affiche du film est un plagiat d'une affiche promotionnelle pour Nosferatu, par l'artiste Eileen Steinbach.
Des effets prosthétiques soignés pour l'apparence de Vlad Tepes.
...Mais des gargouilles de compagnie qui sont en fait des gamins sortis de Mad Max Fury Road.
Une idée originale de retranscrire le Londres victorien à Paris.
...Mais Luc se réveille après avoir trop fantasmé sur un Vlad accro aux jeunes femmes de 25 ans max limite top model (la scène du couvent est éloquente) et se rend compte un peu tard qu'il ne lui reste que 20 minutes pour boucler à la hâte une histoire qui s'est trop attardé sur une histoire farfelue surement inspirée par le film "Le Parfum".
La longue descente d'un jeune réalisateur prometteur continue, levez les bras dans le toboggan du nanar français!
Dans le même intervalle de temps, Robert Eggers a signé avec son Nosferatu une relecture gothique flamboyante du comte vampire qui n'a pas a rougir face au film de Coppola. Ce Dracula en est son antithèse.
On va finir par croire qu'il s'agit d'un blanchiment d'argent à force d'arriver à financer de telles choses.
"Me voila condamné à n'aimer que des femmes ayant 375 ans de moins que moi, tel est ma destinée."
3,5/10