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Citizen Vain
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Ari Aster signe ici une œuvre cinématographique de haute voltige, portée par une réalisation chirurgicale et un casting XXL.
Pour autant, le film n’est pas exempt de défauts.
Je trouvé le rythme extrêmement lent et mollasson à se mettre en place.
Mais ma séance était parfaite : je n’avais vu ni bande-annonce, ni lu le moindre synopsis. Une surprise totale, et j’ai suivi le rythme imposé sans trop voir le temps passer, et sans rechigner.
Je vous conseille vraiment de le découvrir au cinéma, au risque de décrocher si vous le regardez chez.
Hormis le rythme, le film est un véritable bonbon pour les yeux et les oreilles. Généreux en surprises, rebondissements, et distille une ambiance anxiogène très marquée, qui nous ramènera à la pandémie de 2020.
La photographie est irréprochable, les jeux de cadrage sont sublimes, surtout dans le dernier acte, et l’ambiance sonore, bien que discrète, est d’une efficacité redoutable.
Joaquin Phoenix livre une performance absolument MAGISTRALE dans son rôle de shérif, n’hésitant pas à se mettre à nu (littéralement !) dans les dernières minutes, dévoilant toute son (très grande) anatomie ????.
Pedro Pascal, Emma Stone et Austin Butler sont excellents eux aussi, mais plus en retrait (et c’est tant mieux, parce que Pedro, j’peux plus ! À l’affiche de 3 films là, stop).
Et ce final… quelle claque.
Je ne l’avais absolument pas vu venir. Une montée en puissance qui explose en pur chaos, dans cette ville fantôme devenue champ de bataille impitoyable.
Enfin, j’ai beaucoup aimé la manière dont le film navigue entre plusieurs genres : drame, politique, enquête, faits réels, action, voire même horreur.
EDDINGTON est, malgré son rythme trop lent, une expérience de cinéma. Une satire de notre société, au service d’une réalisation grandiose, d’une technique impeccable, d’un casting de fou, et d’un récit original ancré dans une période bien réelle, que nous avons tous vécue à notre manière, et qui résonnera forcément en vous.
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Créée
le 19 juil. 2025
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