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le 16 juil. 2025
SuivreCitizen Vain
Quand le réel est devenu une mauvaise farce continuelle, quel rôle peut encore jouer la satire ? La question avait déjà commencé à émerger en compétition à Cannes 2024, avec The Apprentice d’Ali...
Tous les maux des États-Unis d'Amérique concentrés sur une seule petite ville d'à peine plus de 3000 habitants. Armes à feu. Suprématisme blanc et racisme. Fake news et réseaux sociaux. Violence policière. Extractivisme. Politiciens à la solde des puissances financières. Réseaux pédophiles. Pandémie (ça se passe pendant le Covid) et controverses sur le masque. Profiteurs de crise. Chaines d'information en continu. Big tech. Campagne électorale à la con. Un cocktail détonnant, ça aurait être grinçant et sarcastique, mais en fait ça ne l'est que très rarement. Juste un sourire arraché de temps à autres, quand c'est vraiment trop gros. En fait, l'intention du réalisateur, c'est à mon sens véritablement de nous montrer un condensé des États-Unis. Le propos n'est pas en soi inintéressant; néanmoins, accentuer le côté satirique du film eu probablement été plus percutant, aurait mieux diffusé le message.
Le revers de la médaille, c'est qu'élaborer un scénario consistant qui incorpore tous les thèmes susmentionnés relevait de la gageure. D'où un truc qui part un peu dans tous les sens, qui est parfois dur à suivre. Bon, on dira que c'est ça le chaos, après tout. Et c'est bien de chaos qu'il est question et même de chaos sanglant lorsque les événements s’accélèrent en fin de pellicule. Tout ça se terminant par une conclusion plus calme, mais qui laisse pantois. La destruction pouvant être créatrice d'opportunités pour certains, comme chacun sait.
Alors thriller ou film politique ? Chacun sera juge, vous aurez compris que j'y ai vu une volonté de dénonciation, de dénonciation d'un pays qui est en train de sombrer. Mais le propos est-il suffisamment appuyé pour que cela transparaisse avec clarté aux yeux de tout le monde. Pas sûr.
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Créée
le 1 août 2025
Critique lue 16 fois
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