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I want to believe
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Elio débute dans l'immensité mélancolique d'un cosmos d'une exposition encore dans l'ombre. Et surtout, dans la solitude intense d'un petit garçon qui a perdu ses repères et les personnes pouvant comprendre le langage qu'il a inventé. Littéralement, un langage alien.
Avant, peut-être, de se perdre quelque peu en route, entre des pistes archi-classiques, un communiverse pourtant chatoyant mais dont on ne sait quoi penser niveau utilité, ou encore des passages loin d'être désagréables, tendant vers le paranoïaque, voire le light horror, autour d'un clone comme artifice narratif.
Elio pourra alors représenter un véritable fourre-tout, ou, au moins, trahir sa nature d'oeuvre hybride ayant connu certains changements drastiques d'orientation.
Avec, d'abord, Adrian Molina à l'initiative du projet, visiblement très autobiographique et intime, offrant ses racines de base militaire dessinée comme un carcan rejetant l'ouverture, ou tout est cadré et ordonné. Et le sentiment de ne pas être à sa place.
Avec ensuite l'amour de Domee Shi pour les familles dysfonctionnelles et ce qui les anime : des failles, une communication divergente, l'envie de bien faire, une part de renoncement pour faire face au drame de la perte.
Tout ne s'emboîte sans doute pas parfaitement, mais Elio séduit malgré tout en utilisant son argument de space opera et sa science-fiction référentielle au service d'un voyage paradoxal peuplé d'aliens loufoques nous appelant à rester humains et d'une réponse à une autre question existentielle. Tout en ne cessant de braquer sa caméra à hauteur d'enfant, tour à tour ecentrique, capricieux, malicieux, boudeur, courageux, maladroit ou curieux.
L'oeuvre réussit in fine à préserver ses "moments Pixar" qui touchent au coeur, de l'acceptation de l'autre à la construction d'une famille alternative en passant par la description de la détresse de la solitude de l'enfance ou la difficulté d'exprimer les maux du coeur.
La quête intérieure du jeune héros est encore une fois poignante, tout comme ce qui anime sa relation avec sa tante, regardant très ouvertement du côté de Alerte Rouge pour en souligner les difficultés. Sa lettre d'amour à la science-fiction, elle, amuse et rappelle de délicieux souvenirs. Et même si la greffe des différentes influences dans la coulisse ne prend pas totalement, il y a suffisamment d'émotion, d'action et de talent pour que Elio ne se perde pas dans un trou noir de la galaxie Pixar.
Behind_You are not alone_the_Mask.
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