J'avais zéro sympathie pour le premier volet, c'est sans aucun enthousiasme que je découvre le second. On retrouve des scientifiques aux prises avec des requins géants préhistoriques. Cette fois-ci, d'affreux industriels exploitant illégalement une mine dans les profondeurs vont involontairement libérer les squales.
Petit aspect positif : "The Meg 2" ne se la joue pas trop "film de requin", du moins dans sa première partie. On est plutôt dans un film d'aventure dans les profondeurs, avec scaphandres, base sous-marine, et bestiaire agressif. Ca n'a rien d'original, mais c'est un peu plus intéressant qu'une simple chasse en haute mer.
Toutefois c'est une bien maigre consolation devant le spectacle qui nous est livré. Car "The Meg 2" c'est grosso modo l'équivalent d'une production The Asylum, avec un budget confortable (autour de 130 millions de dollars). Sérieusement, un affrontement entre une créature à tentacules et un requin géant semble sorti de "Megashark vs Giant Octopus" !
Le scénario est limité, surtout dans sa gestion des personnages, assez stupides et jetables. Mention spéciale aux méchants caricaturaux (bouh, les riches et les pollueurs sont méchaaaaants) tout droit sortis d'un dessin animé de mauvaise facture. Le film a en outre le culot de nous resservir un dernier acte avec les bébêtes qui débarquent dans une station balnéaire, comme dans le premier volet.
La mise en scène demeure impersonnelle... et même moche, au vu des nombreux CGI grossiers. Ils n'ont même pas pris le risque de jouer la carte gore, les morts, bien que nombreuses, restent sages visuellement. Les acteurs font quant à eux le minimum, dont Jason Statham et sa mâchoire crispée. A noter au passage que l'actrice Li Bingbing n'a pas souhaité revenir, ce qui explique que son personnage est évacuée comme une malpropre du récit.