Depuis l'énorme succès de "Jaws" en 1975, les films de requins sont devenus un genre à part entière, et reviennent régulièrement sur nos écrans. En revanche, ce qui est étonnant avec "The Meg" est son pédigrée : alors que la plupart de ces films sont soit des séries B (bien souvent même direct-to-video), soit des nanars qui tachent, "The Meg" est une grosse production sino-américaine à environ 150 millions de dollars ! Le fait qu'il s'agisse d'une adaptation de roman annoncée depuis au moins le milieu des années 2000 explique peut-être cela... Quid du résultat ?
Et bien "The Meg" fleure bon les années 90, avec son côté film catastrophe crétin bourré d'invraisemblances et ses clichés ambulants en guise de personnages (le black comique de service, le sage savant chinois, le milliardaire américain arrogant et ignorant, le héros dur à cuire et désabusé, la petit fille espiègle, etc.). Sans compter un lot de placements produits, et un scénario bien lisse et bien sage : 2h de poursuite (enfin 1h43 hors le générique !) pour seulement quelques morts et presque pas une goutte de sang humain à l'écran... Et entre une mise en scène impersonnelle et une intrigue sans enjeu (personnages en carton vs requin numérique), c'est le calme plat chez le spectateur !
On relèvera enfin les nombreux clins d’œil appuyés à "Jaws", qui finissent par lorgner du côté du plagiat à force d'insister... Il est donc assez ahurissant de voir qu'en 2018, de tels blockbusters sont encore produits, mais il est encore plus ahurissant de voir qu'il parviennent à rencontrer du succès en salles...