Si ce film m'a au mieux fait lâcher quelques sourires, son visionnage a été beaucoup plus facile que ce à quoi je m'attendais.
Passées les multiples incohérences scénaristiques grosses comme un 38 tonnes, j'ai réussi à me laisser porter par cette comédie légère avec en toile de fond une justification de l'immoralité et de la malhonnêteté quand celles-ci deviennent nécessaires pour maintenir soudée une famille en galère financière. On a vu bien pire pour une trame de comédie française.
Bon, on n'échappera pas à un final dans lequel la petite pianiste en herbe de la famille arrive in extremis à son concours de musique où, galvanisée par les moments passés avec les siens durant le film, elle se lance dans une interprétation d'un morceau de Debussy qui arrachera des larmes à l'assistance... (désolé de cet affreux spoil d'entrée mais ce passage m'a irrité).
Sandrine Kiberlain (Marie) assure très bien son rôle et parvient à mettre en retrait un Edouard Baer (Sam) un peu mou dans son interprétation. Les deux gamins interprétés par Mathieu Torloting (Clément) et Carla Besnaïnou (Alexia) s'en sortent également plutôt bien. Bon après, je sais que c'est une comédie légère où le stéréotype est roi mais les passages avec Benjamin Biolay (Antoine) dans le rôle du costume-cravate/grand appart/je récupère la femme de l'autre glaudu avec ma voix suave, mes yeux plissés et mes billets n'ont franchement pas été mes préférés, contrairement à ceux qui mettent en scène une pétillante Bulle Ogier (la mère de Marie) permettant de redonner un second souffle au dernier tiers du film.
Au niveau de la réalisation et de la mise en scène, c'est propre mais sans grande folie. Pas grand chose à signaler de ce coté.
Une comédie assez attendrissante et rarement gênante à défaut d'être hilarante sur des thèmes qui changent un peu du «tout bienveillance» écœurant. Ca se laisse bien regarder comme ça sera sûrement bien vite oublié.