David Lynch souvent pour moi c'est intense et transcendant, beaucoup de films sont des 10/10 (Mulholland Drive, Lost Highway, Blue Velvet) d'autres des 8 ou 9/10 (Sailor et Lula, Twin Peaks: Fire Walk with Me, etc) d'autres sont sympa en étant des œuvres plus grand public (Dune, Une histoire vraie, Elephant Man)... Celui-ci on reconnait clairement ce qui deviendra le style David Lynch, en étant un premier film et de 1977 .. le film est assez ouf, et c'est ce que je préfère chez Lynch .. je lui trouve une dimension intéressante, comme toujours avec plein de symboles qu'il me faudra décortiquer, mais c'est pas avec ce film que je serais le plus transcendé (il faudra attendre les années 80, 90 pour ça et 2000) .. Que l'artiste peaufine son art, et arrive à quelque chose de beaucoup plus abouti j'ai envie de dire, en ayant aussi plus de moyens pour aller au bout de sa folie ... mais je suis sur que si j'avais vu ce film avant tous les autres à une autre époque j'aurais probablement pris une gifle visuelle... le truc c'est que j'ai vu Mullholand Drive et Lost Highway avant. Mais le mec était déjà fou depuis le départ .. Faire des œuvres bourrées de symboles, entre rêves et réalités, c'etait déjà la base de son art et je crois que ça en fait clairement mon réalisateur préféré .. J'ai fait l’expérience de découvrir un film uniquement en vo sans parler un mot d'anglais, j'ai mis la note de 10/10 au film "Lost Highway" en ayant passé le meilleur moment de ma vie, parce que tout passe par l'image, et que limite les dialogues ajoutent de toute façon encore plus de confusions (même si c'est quand même un plus de pouvoir les comprendre, juste linguistiquement parlant) .. mais pour dire que la force de Lynch c'est de pouvoir apprécier une oeuvre un peu comme un tableau qui prendrait vie, sous prise de substances hallucinogène, et c'est impossible de ne pas être pris par le film .. Il y'a une vraie puissance dans l'image et donc même en regardant un film en anglais sans sous-titre, tu as l’étrange impression de comprendre ce que se disent les protagonistes et ça n'a donc pas du tout été un handicap pour moi. Pour revenir à ce film sinon, la aussi absolument tout pourrait passer par l'image, via la paternité, parent d'une progéniture inattendue et hideuse, que de toute façon tu te dois d'aimer par dessus tout... Bon je ne vais pas m'attarder sur le message, j'ai encore beaucoup à décortiquer pour ça, mais ça reste un film visuellement puissant.