Pas particulièrement friande du genre horreur, je me suis néanmoins laissée tenter par cette séance de cinéma pour éprouver quelques sensations fortes. Avec Évanouis, l’objectif a été atteint. Bien loin du style de Ça ou Conjuring (qui, personnellement, ne sont pas ma tasse de thé), ce film est bien travaillé. L’intrigue est rapidement posée : 17 enfants sur 18 d’une même classe disparaissent mystérieusement. Très vite, la maîtresse se retrouve harcelée de questions par des parents inquiets, qui en viennent rapidement à la soupçonner. La police ouvre une enquête. On suit alors tour à tour la perspective de cinq protagonistes, impliqués à divers degrés dans ce mystère, dont les trajectoires finissent par converger avant le grand final.
Ce découpage en cinq parties rend ce film d’horreur/thriller original et intéressant. Le cadre installe une ambiance dérangeante, ponctuée de nombreux jumpscares. On avance dans l’intrigue en même temps que les personnages, qui apportent progressivement des éléments de réponse sur les disparitions. Les protagonistes sont bien construits, avec une certaine profondeur, ce qui renforce l’intérêt du film et nous entraîne même sur quelques fausses pistes.
Bien filmé, doté d’un très bon casting, Évanouis ne manque pas de qualités, mais quelques éléments l’empêchent d’être très bon.La convergence des cinq points de vue est un peu trop rapide, ce qui donne lieu à une fin plus gore qu’effrayante. Le coupable étant révélé relativement tôt, l’effet de surprise s’en trouve amoindri, ce qui, personnellement, m’a plutôt détendue, mais pour les fans d’horreur, ce n’est peut-être pas l’effet recherché.
On note également une incohérence dans le rôle de la police, assez peu présente, et un manque d’explication concernant les motivations du coupable, surtout dans un contexte à tendance fantastique.
Tout compte fait, je recommande Évanouis à ceux qui, comme moi ce soir-là, sont d’humeur à se faire un peu peur. C’est un bon film.