À cause de sa bande annonce intrigante, Évanouis a tout de suite attiré vers une salle de cinéma bien que pas aussi rapidement que les gosses qui accourent et disparaissent vers un lieu inconnu en pleine nuit comme sur l'affiche.
Film chapitré par chacun des points de vue des personnages dont les trajectoires se croisent quand ils ne se percutent pas violemment, le puzzle s'assemble peu à peu pour en révélé une terrifiante vérité suite à la question : où se sont "envolés" les dix sept des dix huit enfants d'une classe, les soupçons collectifs après coup visant avec hostilité l'institutrice Justine Gandy (Julia Garner), cette dernière décidée à enquêter parallèlement à la police locale. Son enquête va se joindre à celle d'un père, incarné par Josh Brolin, de l'un des élèves disparus, menant les deux personnages opposés vers un piège dont ils ignorent la véritable nature :
Des extraterrestres, une secte, des expériences scientifiques ultra secrètes, Grippe-Sou ... ?
Une femme médisante et manipulatrice se révélant être une belle saloperie usant de magie noire.
Évanouis est un bon film pour qui, ici, aime se faire azimuter, avec suspens, effroi et quelques scènes radicalement sanglantes, autour d'un lieu duquel un lot de mystères inquiétants semblent provenir. Zach Cregger a su créer une tension telle que l'on peine souvent à savoir qui d'entre le bien et le mal finira par gagner au bout de l'horreur menant à une scène finale bien inattendue.