Le rythme du film est un régal.
Les recoupements de l'intrigue sont fluides comme pas possible.
Les plans sont un plaisir pour les yeux.
Les musiques sont quasi un ramassis de déjà-vu dans le cinéma d'horreur de cette dernière décennie, ça décrédibilise un tantinet.
Les acteurices sont absolument impeccables. Toustes. (Ça vous fait chier hein, l'écriture inclusive ? Bouffez.)
Le scénar, j'aimerais dire original, mais mon dieu, tellement pas.
SPOILER ALERTE
On adore le côté nouveau de la victime qui vit avec son bourreau dans une espèce de respect, sans être terrorisée non plus par elle en permanence.
MAIS vous en avez pas RAS-LE-CUL que les plus terrifiants personnages dans le cinéma, ce soient des femmes ?
Vous n'avez jamais capté que l'image archaïque de cette sorcière épouvantable assoiffée de sang, qui subsiste depuis le 15e siècle, et qui colle à la peau des femmes encore aujourd'hui dans l'horreur en 2025, ne trouve pas son pareil dans la gent masculine ?
Ah et, oui, qui tue des gosses. Dans le film on ne sait d'ailleurs pas ce qu'elle fait avec ces enfants, on sait juste que c'est une très méchante, vieille et moche madame. Encore. Encore une. C'est une blague ?
Ça aurait pu être tellement mieux, ce film, en adressant un portrait proche de la réalité du méchant, c'est-à-dire les hommes des familles hétéronormées (OUI). (COUCOU LES COUILLES).
Non, non. Faudrait surtout pas parler de ce fléau tabou et continuer de dresser un portrait faramineusement con d'une VIEILLE femme sorcière sanguinaire, alors qu'une femme sorcière sanguinaire qui tue ou enlève des gosses, ça n'existe pas. Des hommes de famille qui abusent de leurs gosses, si.
85 % de gosses victimes de violences sexuelles se passent dans les familles selon l'INSEE.
C'est 10 enfants par classe.
Et encore, on sait que c'est beaucoup plus. Les voilà vos 17 gosses. La voilà, l'explication du film.
Ça aurait été tellement ingénieux et innovant que ce soit ça, la fin. De pourquoi iels se sont cassé·es. Que la vieille femme aurait ensorcelé les gosses pour les sauver, justement.
Encore un film fait par un homme blanc hétéro, et ça se voit.