La claque fut énorme. Qui avait encore à raconter quelque chose sur l'I.A ou sur sa conception par l'homme ? Et de la différence entre cette conception et la réalité ?
Le film est bon pour moi parce qu'il ne se veut pas racoleur, encore moins porteur de vérité. Il devient une métaphore du calcul, humain d'abord, basé sur de l'anticipation et de la tentative d'appréhender cet autre calcul, logique celui-ci, et qui conserve sa part d'incertitude quant à ce qu'il pense et à comment il le manifeste (si tant est qu'il le manifeste d'ailleurs, autre problèmatique du film).
L'arrogance de l'homme le pousse à se croire capable de contrôler la nature sans comprendre que l'inverse peut tout autant se produire. C'était le constat du précédent Godzilla.
Ici le constat est plus violent encore : l'homme n'a aucun moyen de déterminer s'il détient un contrôle quelconque sur ce qu'il n'est pas. Cette I.A. appréhende pourtant les choses, malgré tout l'homme est convaincu qu'il connait tout ces paramètres et qu'il ne peut pas se faire déborder ou surprendre.
L'homme-Icare s'approchant trop du Soleil-I.A. se brulera les ailes.
Et pis cette scène de danse, quoi !
Un des meilleurs films de l'année, pour moi.