Une production Saban peut-être un peu moins naze que d'habitude. Encore que tout est relatif. Parce qu'on échappe pas à l'escroquerie habituelle. On nous vend un potentiel affrontement entre Dolph Lundgren et Michael Jai White alors qu'on ne les voit jamais ensemble dans un même plan. C'est même à se demander s'ils se sont vraiment croisés lors du tournage. Une habitude dans ce genre de sous-production d'action où on cherche à appâter le spectateur avec de vieilles gloires alors qu'elles ne sont présentes que dix minutes à l'écran.
J'exagère un peu car Dolph Lundgren bien que fatigué a un rôle un peu plus conséquent cette fois. C'est Michael Jay White qui est peu employé. C'est l'inconnu (pour moi) Scott Martin la vraie tête d'affiche. Un tueur de tueurs qui philosophe sur sa vie avec ses collègues (Lundgren et Jay White).
Il faut aborder le sujet qui fâche : l'action. Le budget ayant été tellement minime (malgré les trente producteurs cités dans le générique dont ce Scott Martin et Charlotte Kirk qui joue la fiancée enceinte de Lundgren) qu'ils n'ont même pas eu droit de montrer des explosions. Les fusillades sont très pauvres, les impacts de balle, le sang transpirent la misère. Et puis bon, je me fous de leurs états d'âme. Je veux les voir se battre, bon sang. Chez d'autres comme James Nunn, John Hyams, William Kaufman ou Jesse V. Johnson, c'est bien plus généreux et on ne se moque pas du spectateur.