Si le but était d'imposer Cindy Crawford comme nouvelle reine du cinéma d'action US voire simplement comédienne, c'est raté. La belle n'a plus fait de film et son réalisateur non plus. Quant au frère Baldwin, s'il avait connu un début de carrière intéressant avec Backdraft, son crédit sera largement entamé par l'échec du thriller érotique Sliver puis l'échec de Fair Game. Derrière, il fera encore Virus donc bon..
Fair Game est un condensé des pires clichés des films d'action américains des années 90. Tout en le faisant encore plus mal. J'ai rien contre quand c'est très con. Au revoir à jamais, Air Force One, Speed, 58 minutes pour vivre, c'est com mais il y a du savoir-faire. Là, c'est conçu par des incompétents de bout en bout.
Le producteur Joel Silver qui fait péter son décor pendant que les personnages s'enfuient. Un grand classique. Bruckheimer fait pareil. Des Russes comme méchants. Un ordinateur en 1995 te permettant de tout faire (et accessoirement de colmater les brèches du scénario). Une scène de sexe chaste tombant comme un cheveu sur la soupe (genre, ils échappent à des méchants à bord d'un train, ils sont à leurs trousses, et tout ce qu'ils trouvent à faire c'est de s'embrasser) histoire de rentabiliser le cachet de Cindy et d'appâter l'adolescent qui fantasmait sur elle. C'est bête mais on dirait que dès la première image où on la voit courir au ralenti en short, ils n'ont fait que chercher à la mettre en valeur au lieu de faire un vrai film. Depuis, elle regrette de l'avoir fait. Un peu tard.