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Mia madre
Il est toujours gênant pour le spectateur d'être en avance sur ce que ne sait pas et finit toujours par savoir le héros d'un film. Dans le nouveau film de l'italien Marco Bellocchio, on pourrait dire...
le 10 janv. 2017
Fai bei sogni témoigne, une fois encore, de l’attachement de Marco Bellochio à la thématique de l’emprise et des mensonges qu’il fait germer dans l’esprit d’un enfant – entendu comme jeune mais aussi comme être dépourvu de parole, incapable de s’exprimer parce qu’il lui manque connaissance et rationalité – contre lesquels se dresse l’unique et absolue « vérité », objet de quête et de reconquête deux heures durant. Le titre contient un paradoxe intéressant : articuler la bonté d’une formule rassurante censée faciliter le sommeil (« faire de beaux rêves ») et l’endormissement de l’esprit causé par des obscurantismes : religieux évidemment, familiaux plus généralement, idéologiques en somme, que seule détricote la science, incarnée par Elisa (Bérénice Bejo).
La mise en scène et la construction narrative adoptent comme principe esthétique commun le jeu de cache-cache final entre mère et fils qui passe de l’amusement aux larmes et traumatismes, caisse de résonance des sautes d’humeur maternelles et des égarements filiaux : l’on saute d’une époque à l’autre, superposée par le même plan sur un couloir d’entrée, l’on parcourt une galerie d’orphelins engagés chacun dans une représentation de leur condition afin de détourner le regard et apprendre à survivre (le jeu vidéo, la publication d’une note dans un journal, le sens des affaires synonyme de prises de risques…). L’amour et la guerre se confondent suivant une dynamique de passion et de haine, de fusion et d’incompréhension que Marco Bellochio restitue avec pudeur et puissance. Une belle réussite.
Créée
le 3 mai 2026
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le 10 janv. 2017
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