Avec le succès surprise du premier volet qui avait scotché des millions de spectateurs au plafond de leur canapé grâce à sa maîtrise de l'angoisse en milieu clos (ou plutôt en milieu ultra-ouvert et suspendu), une suite s'avérait aussi inévitable que risquée. Pari relevé pour ce deuxième opus : c'est plutôt une bonne suite dans le sillage du numéro 1.
Sans réinventer la poudre, le film comprend ce que le public est venu chercher. À noter que les producteurs ont déjà annoncé un troisième opus!
Fini la tour interminable, place à une via ferrata en Thaïlande (sur une montagne fictive)
sans dévoiler l’intrigue, Jax entreprend cette traversée pour rendre hommage à sa sœur, Shiloh Hunter, morte dans le premier opus. Et ça ne va pas bien se passer… Vraiment pas de bol dans la famille!
Globalement, on retrouve immédiatement cette impression de vertige viscéral qui fait l'ADN de la franchise. Dès que la caméra plonge dans le vide ou zoome sur l'immensité de la hauteur, le contrat est rempli. Les amateurs de sueurs froides auront leur compte : les mains s'agrippent aux accoudoirs et l'estomac se noue, prouvant que la recette de l'asphyxie aérienne fonctionne toujours aussi bien.
Du côté des réussites, le suspense est assez bien mené du début à la fin. Même si l'on replonge dans la même mécanique de survie extrême, l'histoire réussit à se renouveler en variant les décors et les situations, évitant ainsi l'écueil du simple copier-coller pur et simple. Le film parvient à maintenir une tension nerveuse constante, capitalisant sur l'empathie (et la panique) que l'on ressent pour les personnages coincés au bord du gouffre.
Néanmoins, tout n'est pas parfait. Budget limité oblige, on voit parfois un peu trop les fonds verts et les incrustations numériques. Visuellement, cela donne un aspect un peu « toc » ou artificiel à certaines séquences, qui manquent du piqué ou de l'authenticité organique qu'on aurait espérés.
De surcroît, le scénario s'essouffle par moments à cause de rebondissements parfois un peu superficiels ou cousus de fil blanc, servant uniquement à précipiter les héroïnes dans de nouveaux ennuis sans toujours passer par la case de la crédibilité totale.
Au final, on obtient une suite sympathique pour les aficionados du premier opus.
Et rappelez moi de ne ne pas me lancer dans cette activité!