7
le 21 sept. 2020
Suivre20th century boys
D’abord des petits riens, d’abord Ocho qui débarque à Barcelone, qui se perd, investit l’appartement qu’il a loué, se balade le soir, drague en ligne, se branle un peu. Regarde les gens, mange en...
Flânerie sentimentale entre deux hommes.
Ocho est un Argentin vivant à New-York qui débarque tout seul dans un airBnB de Barcelone. Il va flâner dans la ville, draguer sur appli sans rien trouver. Il repère bien un blond qu’il croise dans le quartier ou sur la plage mais il va mettre près de 15mn de film à l’aborder, il le hèle depuis son balcon. Le blond monte et au bout de 3mn ils couchent ensemble. Après avoir échangé leur numéro ils se retrouvent pour parler le soir autour d’un verre de vin et de fromage de chèvre. L’argentin se rend compte qu’il se sont déjà rencontrés par le passé. Là, flash-back, on met un peu de temps à s’en rendre compte mais on se retrouve vingt ans plus tôt et on découvre leur première rencontre. Après s’être remémorés les souvenirs, il se séparent, le blond Javi a sa vie qu’il ne veut pas compromettre. Vient alors une troisième partie d’une dizaine de minutes dans laquelle les deux sont en couple et élèvent leur fille avant que tout disparaisse et que la réalité du présent et la séparation se manifeste comme un regret de ce qui aurait pu être.
Un premier film plutôt juste, il y a des jolis plans de Barcelone un peu vide, on a plaisir d’apercevoir les beaux acteurs dénudés puis partageant des discussions intimes sur leurs désirs, leurs vies, faire le point sur ce qu’ils sont devenus ou ce qu’ils désiraient vingt ans plus tôt. Le côté un peu surréaliste de cette rencontre à des années d’intervalle et l’imagination de ce que des choix différents aurait pu donner est plaisante même si ce n’est pas suffisamment exploité. On reste un peu incrédule face à l’oubli de Ocho de cette relation passée vu les circonstances. Il y a un rythme calme, un peu languissant qui baigne le film. Il y a un certain nombre de questions abordées dans le film : l’acceptation de son homosexualité, la paternité, le couple, la prédestination, les choix de vie et où trouve-t-on son bonheur au milieu de tout ça. Pourtant ça manque un peu de substance, le réalisateur aurait pu être moins timoré en explorant un peu plus une thématique plutôt que d’effleurer les sentiments. De même que les limites physiques des trois parties du film ne sont pas bien définies, les deux personnages n’ont pas changé d’un poil en vingt ans. Tant qu’à faire on aurait pu introduire plus de surnaturel et d’imaginaire dans cette rencontre qui pourrait être elle-même totalement fantasmée.
Donc un film plaisant mais sans plus. Pour prolonger le plaisir de couple gay Argentin, on peut voir Le colocataire, dans lequel on a deux mecs hétéros, un brun et un blond, qui s’attachent… décidément ce genre de couple c’est un truc de réalisateur Argentin… Niveau couple qui se rencontre juste pour s’amuser puis qui finissent par se donner intimement l'étalon reste le premier film de Andrew Haigh Week-end, même si Renaissance est très proche dans mon cœur. Pour voir des sentiments avec des gays et de la délicatesse, Ben Wishaw est vraiment impeccable dans Lilting. Et pour se mater des scènes un peu plus crues d’hommes qui s’enlacent Hugo et Théo dans le même bateau commence sur les chapeaux de roues avant de nous emmener avec ses personnages dans des interrogations nocturnes de deux hommes qui s’apprivoisent sous la menace qui rôde.
Créée
le 20 juil. 2026
Critique lue 4 fois
7
le 21 sept. 2020
SuivreD’abord des petits riens, d’abord Ocho qui débarque à Barcelone, qui se perd, investit l’appartement qu’il a loué, se balade le soir, drague en ligne, se branle un peu. Regarde les gens, mange en...
5
le 21 sept. 2020
SuivreLes 13 premières minutes de Fin de siècle sont muettes. Il y a juste un homme, un argentin à Barcelone, qui entre dans un appartement, marche dans la rue, se rend à la plage où il remarque un autre...
7
le 22 oct. 2021
SuivreUn jeu subtil avec le temps qui se dévoile peu à peu et qui est le cœur du film. C'est une histoire délicate sur la jeunesse et ses peurs et une réflexion douloureuse sur la maturité condamnée à la...
6
le 30 oct. 2025
SuivreAdaptation du roman du même nom de Lawrence Osborne par Edward Berger. Ce réalisateur s'est fait remarquer grâce à Netflix pour qui il a réalisé "A l'Ouest rien de nouveau". "Conclave" a suivi et l'a...
2
le 17 juil. 2026
SuivreLe plus mauvais film de Mads MikkhelsenUn film noir / comédie noire / thriller / comédie loufoque / film Danois / drame familial.De ce réalisateur je n’avais vu que Les bouchers verts qui date un...
4
le 14 juil. 2026
SuivreQuand l’hommage vire à la parodie.C’est une comédie dramatique, un divertissement signé Rémi Bezançon qui a déjà réalisé du bon et du moins bon. Il s’agit ici de rendre hommage à un cinéma un peu...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème