Attention, un peu de spoil, notamment au début du troisième paragraphe. Ca pourrait vous gâcher un « moment flippant » du film.

The Fog c'est le récit des serial killers les plus polis de l'histoire du cinéma qui frappent avant d'entrer.
Le pitch frise le ridicule mais avec Carpenter aux manettes, on pouvait s'attendre à un traitement original. Au lieu de ça, on a plutôt le droit à 1h26 (c'est court donc bien) de concentré de clichés du genre. Le film démarre pourtant pas trop mal avec, à vue de nez, les 15 premières minutes qui collent bien à l'ambiance d'un Carpenter des bons jours (Christine, Halloween). Minuit, un petit patelin portuaire américain est secoué de phénomènes anormaux (alarmes de voitures qui se déclenchent d'un coup, mobilier qui bougent sans raison). L'atmosphère, soutenue par la musique de Carpenter, encore une fois appréciable, est tout à fait sympathique.

Malheureusement, le brouillard apparaît, avec son lot de fantômes, d'histoires du passé et d'héroïnes qui hurlent. Le seul petit point original est l'utilisation de la radio par l'animatrice de l'émission du coin. Mais bon, ça ne sauve pas du naufrage. Les effets spéciaux sont vraiment moyens (bordel du brouillard les mecs !) et le jeu des acteurs ou nul ou transparent, au choix. Aucune relation n'est approfondie entre les personnages, il faut aller vite avec un format si court. C'est pour ça que Jamie Lee Curtis passe de la voiture d'un mec qui vient de la prendre en auto-stop à 00h12 à son plumard à 00h45 (je ne suis pas monomaniaque des horloges, c'est l'animatrice radio qui égraine les heures de sa voix suave). Hop hop faut pas traîner !

Et puis, soit Carpenter est un très mauvais directeur d'acteurs, soit il n'a pas le temps de s'appesantir sur les émotions de ses caractères. Ainsi, trois personnages assistent au réveil d'un mort qui venait d'être autopsié. Aucune réaction. Juste Jamie Lee qui crie. Le doc prend un air circonspect. Point. Perso, je vois un mort qui marche, je me dis juste un peu « Tiens... ? » et je vomis mon goûter. Bref...

Nous disions donc :
Points positifs : les 15 premières minutes, un procédé scénaristique et la musique
Points négatifs : le reste

Disons 4/10 parce que y'a Jamie Lee et qu'elle crie super bien.
Before-Sunrise
4
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Créée

le 10 mai 2012

Modifiée

le 31 juil. 2012

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